Y a-t-il péril en la demeure?

Quand on parle de marché immobilier surévalué au Canada, c’est vrai à Toronto, Vancouver… mais fort probablement pas à Montréal.

Les hausses en question ont été calculées en me basant sur «L’Indice de Prix de Maison Teranet» de la Banque Nationale. Cet indice suit l’évolution des prix résidentiels dans les 11 grandes régions métropolitaines du Canada, et ce à l’aide des données provenant des bureaux d’enregistrement foncier.

À comparer à l’augmentation de vos taxes municipales et taxes scolaires, lesquelles sont notamment basées sur les hausses d’évaluation municipale, vous trouvez peut-être que ça n’a pas d’allure une si faible hausse de prix de seulement 1,2 % en trois ans.

Sachez que c’est encore pire du côté de la région métropolitaine de Québec où je note une baisse de prix de 4 % en trois ans.

FRUSTRANT

Pour les propriétaires de maison dans les régions de Montréal et Québec, c’est financièrement frustrant de voir que le prix de sa maison végète depuis trois ans, selon les données compilées par l’Indice de Prix de Maison de la Banque Nationale.

Quand on laisse entendre que l’achat d’une propriété résidentielle au Québec est un bon investissement, il y a de quoi s’interroger avec la «hausse» enregistrée au cours des trois dernières années.

Il ne faut surtout pas croire que le marché résidentiel québécois a un gros potentiel de prix à la hausse vu sa performance anémique comparativement à Vancouver et Toronto. Et cela malgré l’écart de prix moyen immense entre nos grandes régions métropolitaines et celles de Toronto et Vancouver.

Selon l’Association canadienne de l’immeuble, le prix moyen d’une maison à Montréal s’élève à 358 935 $ et à Québec à 279 780 $. C’est nettement inférieur à Toronto (710 410 $) et à Vancouver (833 065 $).

POTENTIEL

Si vous avez acquis une maison ces dernières années, la valeur de votre «investissement» a fait du surplace. Et ça risque de perdurer durant plusieurs années.

Bien entendu, les Québécois qui ont acquis leurs propriétés il y a plus 10 ans ont vu leur investissement s’apprécier sensiblement.

Il faut savoir qu’au cours des 11 dernières années, selon l’indice de la Banque Nationale, le prix des maisons dans la région métropolitaine de Montréal a grimpé de 53 %, soit 44 % de 2005 à 2011, mais seulement 9 % de 2011 à aujourd’hui.

Dans la région de Québec, la hausse en 11 ans s’est chiffrée à 71 %, soit 66 % de 2005 à 2011 mais elle n’a été que de 5 % lors des cinq dernières années.

Pourquoi le potentiel de hausse reste-t-il faible? Parce que la population vieillit et que les taux hypothécaires ne peuvent que monter.

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